
Chauvinisme d’État sous couvert de « lutte anticoloniale », guerre au prétexte de « garantir la paix », inégalités sociales justifiées par « la nécessité de l’union nationale » : l’État russe s’est depuis longtemps imposé comme une avant-garde réactionnaire.
Le 19 janvier 2009 marque une date charnière, une cicatrice durable dans notre mémoire collective. Ce jour-là, à Moscou, nos camarades Stanislav MARKELOV et Anastasia BABOUROVA ont été assassinés. Ils ont été abattus par un membre d’un groupe néonazi clandestin dont l’aile légale bénéficiait de la protection de l’administration présidentielle du Kremlin.
Au fil des années, le rôle du Kremlin comme moteur de la réaction internationale n’a fait que se consolider. Les autorités russes répriment le mouvement antifasciste, recourent à des groupes néonazis et construisent un réseau transnational de structures d’extrême droite, appuyé par une puissante propagande médiatique réactionnaire.
L’offensive contre les antifascistes se déploie également en Europe. L’Allemagne a extradé Maja vers la Hongrie, où elle encourt jusqu’à vingt-quatre ans de prison. La France a tenté d’extrader Zaid et Gino et a dissous l’organisation La Jeune Garde.
Dans cette période marquée par des attaques contre les libertés démocratiques et le mouvement antifasciste, la nécessité d’une solidarité internationale et d’un front commun réunissant organisations politiques, de jeunesse et syndicales s’impose avec une urgence particulière.
Se souvenir, c’est lutter !
📅 Le 17 janvier, de 14h00 à 17h30
📍 Salle Eugène Pottier du bâtiment principal de la Bourse du Travail de Paris (3 rue du Château d'Eau, 75010) : débat public sur l'antifascisme et la répression en Russie et dans le monde
📅 19 janvier, à partir de 19h01
📍 Place Igor Stravinsky, 75004 (près de la fontaine à droite du Centre Pompidou, face à l'entrée principale) : manifestation de rue en solidarité antifasciste à la mémoire de Markelov et Babourova
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